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    Pourquoi se fait-on tatouer ? Porter un Tatouage ! Pourquoi ?

    Pourquoi se faire tatouer ?

    Rassurés par la récente démocratisation du tatouage, les néophytes saisissent l’occasion de se réapproprier leur corps en lui faisant "dire" ce qu’ils souhaitent. On se fait inscrire dans la peau un message qui nous plait, on imprime une étape de construction dont on souhaite se souvenir (des histoires de vie à graver dans la peau, des rêves particuliers à encrer pour ne pas oublier, une douleur précise recherchée, un bien-être personnel d’avoir "créé" son propre corps, un côté esthétique très rock et sensuel plaisant au regard). Le fait-on pour soi ? Bien sûr, mais pas seulement. Le tatouage est également un appel à la communication. Pour les plus timides, il sert à faire parler les curieux, mais plus encore, à parler avec les curieux.

     

    En se faisant tatouer, on aspire aussi à une reconstruction de soi, bravant l’interdit parental de modifier son corps. Comme un échappatoire à l’uniformité ambiante, il est l’occasion d’affirmer et de revendiquer une identité unique. Mais les avis divergent de plus en plus, le sociologue David Le Breton, auteur du livre "Le tatouage ou la signature de soi" (Éditions Calimiro, 2014), estime quant à lui que "le tatouage s'est complètement banalisé. "Nous sommes aux antipodes des attitudes rebelles des années quatre-vingt, et à l'inverse dans une attitude consumériste qui s'ignore", note-t-il. "Le tatouage est aujourd'hui banalisé, il ne recèle rien de subversif, il est l'affirmation d'un esthétique de la présence".

     

    Certes, la douleur demeure, plus ou moins vive selon l’emplacement choisi (Les zones les plus douloureuses ? Les côtes, le cou, les aisselles, les pieds, et les mains). Mais l’être humain est pétri de contradictions. De nombreux clients recherchent cette confrontation avec la douleur lors d’une séance du tatouage, comme pour s’assurer qu’ils sont bien vivants. On recherche la douleur physique pour se débarrasser d’une douleur psychologique qui n’a pas été dite ou identifiée. C’est une réaction très primitive, quasi reptilienne. "Sans la douleur, on ne fait pas le même voyage" explique une cliente du salon de tatouage High Voltage Tattoo en Californie. Le tatouage est un douloureux plaisir...

     

    La douleur, c’est aussi souvent le prix à payer pour être intégré à un groupe. Le gang américain MS13 ne prévoit-il pas un passage à tabac des futurs membres par trois membres déjà établis avant de les intégrer ? Dans les années 1970, les rockeurs et les punks ont créé une nouvelle fonction du tatouage qui dépasse les courants musicaux. Il permet dès lors de se positionner dans la société en affirmant ses opinions, de revendiquer son appartenance à une culture, à une tribu, à un mode de vie. Il devient un signe de protestation. En un mot, il renforce son identité, parfois en trahissant le poids des normes et des règles du monde qui nous entoure. Et faire le choix de le rendre visible aux yeux de tous montre une volonté d’assumer son exclusion du collectif.

     

    Pour info, En France, une personne sur cinq serait tatouée, même si, comme le souligne la psychosociologue Marie Cipriani-Crauste, "le tatouage est encore trop souvent mal perçu par la société". Apanage des bad boy, le tatouage ? Pas seulement. "Il est beaucoup plus répandu que vous ne pouvez l’imaginer. Seulement, nombreux sont ceux qui les cachent, car le tatouage touche à quelque chose d’intime". Hier méprisé, underground, sous-culture de la rue destinée aux marginaux, il est maintenant phénomène de société. Il est le sujet de multiples ouvrages, d’émissions de télévision et reconnaissance ultime, il a été le sujet d’une exposition de plusieurs mois au musée des Arts Premiers du Quai Branly.

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