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    Peuple indigène : Les femmes aïnous et leurs tatouages

    Le peuple aborigène Aïnou (les premiers habitants de l’archipel) est originaire du nord du Japon mais on les retrouvait aussi vers Hokkaido, les îles Kouriles, Sakhaline et le sud de la péninsule du Kamtchatka. Les Aïnous étaient un peuple de chasseurs et de pêcheurs, patriarcale, polygame et ayant pour religion l'animisme dont l'ours était l’entité la plus vénérée. Encore il y a peu en voie d'extinction à cause de "l’assimilation forcée" de la part des japonais (entre le XVIe et le milieu du XIXe siècle), on estime aujourd'hui que le peuple Aïnou doit être composé d'environ 150 000 individus. Difficile de donner un chiffre précis, il est en effet impossible de faire un recensement car la plupart des Aïnous cachent leurs origines pour éviter toutes discriminations raciales. Ce peuple devenu aujourd'hui une ethnie minoritaire du Japon est en effet encore traumatisé par la brutalité passée des Japonais qui les ont obligés à renier leur culture (habillement, religion, éducation, mode de vie, langue) et à adopter la leur. La religion traditionnelle des Aïnous a d'ailleurs quasiment disparu - il ne subsiste que les cérémonies de vénération des ours, et c'est en grande partie une attraction touristique.

     

    Malgré tout après des années d'oppression, les arts traditionnels Aïnou (la broderie, la gravure sur bois, le chant et la danse) ont perduré et symbolisent aujourd'hui le renouveau de la culture indigène du Japon. Concernant le tatouage traditionnel Aïnous, celui-ci n'est maintenant plus visible que dans les musées et n'est plus pratiqué. Son interdiction par le gouvernement japonais aura mis fin à cet art corporel qui concernait principalement les femmes. Sans compter l’influence culturelle et religieuse du bouddhisme, venue de Chine et de Corée qui contribuera fortement entre les 7ème et 8ème siècle, à donner une connotation négative au tatouage au Japon. C'était un rite de passage pour souligner le passage de l'enfance à la puberté, les femmes se faisaient tatouer jusqu'à leur mariage.

     

    Il se réalisait en trois temps avant le mariage:
    – entre 12 et 13 ans, le tatoueur incise les mains et y fait pénétrer le colorant.
    – à 15 ans, le tatoueur élargit les premiers tatouages.
    – à 18 ans, le tatoueur ajoute d’autres tatouages sur les bras, les épaules, et le dos de la main jusqu’au coude.

     

    Le plus marquant était les tatouages faciaux qui avaient un rôle esthétique et bien-sûr le tatouage autour des lèvres qui était le symbôle de l'arrivée à maturité, celui-ci était finalisé le jour des noces de la jeune femme: il assurait également à la personne qui le portait une vie après la mort et une place parmi les ancêtres. Quant aux tatouages sur les avant-bras et les mains (motifs géométriques curvilignes), ils représentaient le statut social, mais avaient aussi une dimension protectrice pour la porteuse et sa famille.

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