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    Le tatouage chez les prostituées du 19ème siècle

    "Du tatouage chez les prostituées" est la première étude sur le sujet menée par le Dr Albert Le Blond, au début du 19ème siècle. Pour rappel, à l'époque, la prostitution est alors tolérée et les maisons closes légalisées, les femmes y travaillant sont appellées "les soumises". Mais il y a aussi des prostituées illégales, "les insoumises" qui elles, sont le plus souvent arrêtées et envoyées en prison. Mais il arrive également que certaines "soumises" soient internées de force sur simple avis médical. C'est dans un de ces établissements, la prison-hôpital Saint-Lazare que le Dr Le Blond et son interne le Dr Arthur Lucas décident de décrypter la nature et le sens des tatouages dessinés sur le corps de ces femmes à part. De cette étude naîtra un livre, "Du tatouage chez les prostituées" publié en 1899 par la Société d’édition scientifique.

     

    Les conclusions de ce livre sont pour le moins misogynes, ces femmes tatouées excercant une activité encore marginalisée en occident à l'époque sont considérées comme des personnes sans morale, sans fierté, ayant perdu leur indépendance et leur liberté: pourtant, placé sur le haut du bras ou entre les seins, le tatouage sur le corps de la fille rappelle au client que ce corps appartient à un autre, qu’il en a un droit de jouissance temporaire, ou qu’il peut disposer de la chair mais non du cœur. Il s’assortit généralement d’une devise de fidélité : PLV, Pour la Vie, et parfois d’une illustration (une fleur : la pensée ; un emblème : des colombes ; un pigeon porteur d’une lettre ; un cœur ; des poignards). De plus, très rare sont les femmes, qui admettent la possibilité de se séparer de leur tatouage : elles refusent énergiquement de connaître et d'employer les moyens de faire disparaître ces marques; bien plus, souvent elles désirent augmenter leur collection, comme par exemple une détenue qui attendait fiévreusement sa libération pour que son cousin, un artilleur, enlace tout son corps d'un serpent.

     

    Ces bilans sont donc plutôt contradictoires et font en plus passer la femme pour une greluche qui se fait juste tatouer pour des amourettes impossibles avec des hommes tatoués généralement, ou parce qu'elles sont séduites par le charme du beau tatoueur du quartier. Alors qu'au contraire, à travers leurs dessins, des bribes de leur existence intime nous parviennent et nous touchent, leurs amours, leurs ruptures, leurs révoltes. Vous trouverez ci-dessous un certain nombre de ces tatouages. Les Dr ont obtenu la reproduction des dessins par le simple décalque, d'après le procédé indiqué par M. Lacassagne. Une courte note accompagne chacun des tatouages indiquant sa situation, ses particularités et plus étrange par contre, l'âge des premières menstruations des sujets d'études ainsi que l'âge auquel elles ont débuté le métier de prostituée.

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